Journal de garde : quoi noter, et quoi ne pas noter
Tenir un journal de vos périodes de garde est l'un des gestes les plus utiles quand on se représente seul. Mais un journal mal tenu peut nuire autant qu'un bon journal aide. La règle tient en une phrase : décrivez ce qui s'est passé, pas ce que vous en pensez.
Ce qu'on note : des faits vérifiables
- La date et l'heure de l'arrivée et du départ.
- Le lieu et les personnes présentes.
- Le déroulement, en gestes concrets et horodatés quand c'est possible « 10 h 42, collation au parc ».
- Les écarts (retard, annulation, échange modifié) : qui, quoi, quand, où.
- Les propos rapportés d'un tiers, en attribution neutre « selon la mère », « le père a dit que ».
Ce qu'on évite : l'interprétation
Deux exemples de la même situation :
- À éviter : « Elle est arrivée en retard exprès, elle fait toujours ça pour me provoquer. »
- À privilégier : « L'échange était prévu à 14 h. La mère est arrivée à 14 h 40. »
Le fait parle plus fort que l'accusation. C'est aussi la sélectivité qui détruit la crédibilité : on note l'ensemble de la période, pas seulement ce qui nous avantage.
Quand le noter
Le jour même est idéal, mais deux ou trois jours plus tard reste tout à fait crédible : ce qui compte, c'est que l'entrée soit consignée avant que le conflit monte, pas des mois après, la veille de l'audience. Le modèle est celui du policier : on prend les repères et les photos sur les lieux, on rédige le récit complet un peu plus tard.
Dans l'application : le journal vous guide champ par champ (lieu, présents, écarts, propos rapportés) et rappelle en permanence « décrivez, n'interprétez pas ». Chaque photo prise dans l'app est datée et empreintée automatiquement. Ouvrir l'application (gratuite).
Sources officielles (consultées le 18 juillet 2026)
- Éducaloi, capsules sur la garde et les droits d'accès (information générale)
- Preuve en main, Méthodologie d'intégrité (comment la documentation est datée et vérifiable)
Une erreur dans ce guide ? Signalez-la : correction sous 72 heures, et le journal des corrections est public.
Rappel : ceci est de l'information générale, elle ne l'est pour personne en particulier. Pour un avis sur votre situation : l'aide juridique (admissibilité selon le revenu), un centre de justice de proximité, Juripop, ou le service de référence du Barreau.